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Discours : Commémoration du 82ᵉ anniversaire de la Libération du Plessis-Bouchard

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Mesdames et Messieurs,

Aujourd’hui, je voudrais d’abord vous remercier et remercier celles et ceux qui donnent de leur temps pour que nous soyons encore capables de nous souvenir, le Souvenir Français, nos porte-drapeaux, Serge Denis et tous ceux qui année après année, refusent que les noms de René Hantelle, d’André Axelopoulos et de tant d’autres disparaissent doucement de notre mémoire collective.

Parce qu’au fond, la mémoire commence rarement dans les livres.

Elle commence souvent dans une famille, dans une vieille photographie retrouvée au fond d’un tiroir, dans le portrait d’un grand-père que l’on a peu connu, dans une médaille conservée précieusement, dans une histoire racontée plusieurs fois par une grand-mère et que, parfois, enfant, on n’écoutait que d’une oreille.

Et puis un jour, en vieillissant, on comprend.

On comprend que derrière ces photographies, derrière ces silences, derrière ces noms inscrits sur nos monuments, il y avait des hommes et des femmes qui avaient peur, qui avaient des enfants, des projets, des familles à retrouver, et qui pourtant ont fait le choix de se battre pour quelque chose qui les dépassait : notre liberté. Pas pour la Liberté, pour NOTRE Liberté. 

Alors parfois, je me pose moi-même une question très simple : s’ils n’avaient pas été là, que serait devenue notre histoire ?

Est-ce que la clinique des Hauts de Saint-Nicolas aurait existé ? Est-ce que le petit Régis, né ici un hiver 1990, aurait pu grandir dans cette ville, devenir celui qu’il est, s’y engager lorsqu’il en aurait eu l’âge et, un jour, avoir l’immense honneur de se tenir devant vous comme maire du Plessis-Bouchard ?

Nous ne le saurons jamais vraiment, mais nous savons une chose : le monde dans lequel nous avons grandi n’aurait certainement pas été le même.

Cette histoire me touche d’autant plus que, dans ma propre famille, mon grand-père et ses frères furent résistants, mon oncle fut marin et que l’amour de la France s’est transmis chez nous moins par de grands discours que par une manière de considérer le devoir, l’engagement et le service des autres.

Et je crois que beaucoup d’entre vous connaissent cela, peut-être pas avec les mêmes histoires ni les mêmes uniformes, mais avec un père, une grand-mère, un arrière-grand-père, quelqu’un dont le souvenir appartient désormais à votre propre histoire.

C’est cela aussi, la Libération du Plessis-Bouchard, ce ne sont pas seulement des dates, ce sont des vies qui ont rendu possibles les nôtres, des femmes et des hommes qui ont imaginé une France libre qu’ils ne verraient parfois même pas, mais dont nous avons hérité.

Alors aujourd’hui, je vais me permettre d’ajouter une ligne à deux autres que nous connaissons toutes et tous, parce qu’en ce jour de mémoire, c’est aussi notre ville que nous célébrons.

Alors…

Vive la République,

Vive la France,

Vive le Plessis-Bouchard

Repères

Discours : Commémoration du 82ᵉ anniversaire de la Libération du Plessis-Bouchard - 28 août 2026